Mouvement de grève de la collecte : communiqué de presse intersyndical UNSA-CGT-UNICAT-SUD

Depuis plusieurs mois nos organisations syndicales ont alerté l’administration sur la dégradation des conditions de travail des agents de la collecte et sur l’absence de reconnaissance financière de leurs métiers.

Cette situation n’est pas unique. Depuis la création de la Métropole de Lyon en 2015 et malgré les alertes des syndicats auprès de tous les groupes politiques, la souffrance au travail des agents, le mépris, la perte de pouvoir d’achat et les pressions n’ont cessé de se développer.

L’administration n’a rien tenté pour éviter le conflit que nous connaissons aujourd’hui, avant qu’il n’éclate. Au contraire.

L’UNSA, la CGT, l’UNICAT et SUD, réunis en intersyndicale dès le 19 mars 2019, ont décidé de porter les revendications légitimes des agents, afin d’éviter toutes manipulations ou récupérations politiques.

Certains, les mêmes « faux syndicalistes » cherchant une reconnaissance politique adorant faire la une des médias pour les prochains scrutins, prennent les agents en otage. Pour le compte de qui ? Pas du service public. Dis-moi avec qui tu es ami, je te dirais pour qui tu roules…. Et l’administration actuelle semble s’en satisfaire en « jouant les uns contre les autres ». C’est un jeu dangereux qu’elle assumera, avec l’exécutif, vis-à-vis de la population en cas de dérives.

Pour l’intersyndicale aucun mélange de genre.

Ni nos organisations syndicales, ni les agents ne sont dupes. L’exécutif avait souhaité, semble-t-il, ouvrir de véritables négociations, loin du bras de fer qui a conduit ici comme au plan national, à la montée de collectifs, faute de reconnaitre le rôle des syndicats.

Les négociations piétinent, durcissant chaque jour davantage les possibilités de revenir à un fonctionnement normal de la collecte.

Malgré nos propositions écrites, concrètes, et notre demande de poursuivre les négociations le week-end dernier, l’administration a fixé une nouvelle date de réunion le mardi 26 mars 2019. Celle-ci peut prendre le risque, si on n’aboutit pas demain, d’une généralisation du conflit à l’ensemble des services de la Métropole.

Nous sommes conscients des désagréments subis par les usagers, mais nous restons confiants dans leur soutien, lorsque les causes sont légitimes et sincères.

Le 25 mars 2019

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